Rançongiciel : payer ou ne pas payer.
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Un paquebot embarque trois promesses de sécurité. La première est affichée à l'accueil : « nous garantissons votre traversée ». La deuxième est le plan d'évacuation punaisé dans chaque cabine. La troisième, ce sont les canots de sauvetage arrimés sur le pont. Sur le papier, tout y est. Mais si les canots ne sont jamais descendus lors d'un exercice, si le plan d'évacuation ne dit pas qui rassemble les enfants, et si la promesse de l'accueil ignore combien de places offrent réellement les canots, alors la nuit du naufrage, ces trois dispositifs ne s'emboîtent pas. Chacun était vrai isolément ; ensemble, ils ne tenaient pas.
En informatique, ces trois promesses ont des noms : les SLO (les objectifs de disponibilité, la promesse affichée), le PRA (le plan de reprise, l'évacuation) et les sauvegardes (les canots). Beaucoup d'organisations les gèrent séparément, si bien qu'ils ne parlent pas le même langage. Le résultat est toujours le même : des efforts dispersés, des budgets mal placés, et un risque qui reste élevé malgré des investissements importants. Remettre les priorités dans le bon ordre, c'est faire en sorte que les trois s'emboîtent avant la tempête.
Les SLO (Service Level Objectives) servent à mesurer l’expérience utilisateur ou métier. Les PRA (Plans de reprise d’activité) traitent de la remise en service après incident. Les sauvegardes protègent les données. Si ces trois axes ne sont pas coordonnés, on obtient une sécurité factice : on a des sauvegardes qui ne permettent pas une reprise rapide, ou une disponibilité garantie sur des services qui n’ont pas de vrai plan de remise en route.
Un SLO de 99,9 % peut sembler top, mais il n’a de sens que si les services concernés supportent des usages critiques. Sans priorisation métier, des ressources non essentielles peuvent absorber des budgets et des efforts qui devraient aller vers des services plus critiques.
Un PRA qui dit simplement « reprendre l’activité » n’est pas suffisant. Il faut définir des objectifs de reprise concrets, des rôles clairement assignés et des scénarios réalistes. Sans cela, le plan devient un document théorique qui ne sert à rien en situation de crise.
Si les sauvegardes existent mais qu’elles ne sont jamais testées, elles n’ont aucune valeur le jour du sinistre : ce sont des canots qu'on découvre percés une fois à l'eau. Un dispositif efficace doit répondre à des objectifs de point de restauration (RPO) et de temps de restauration (RTO), et rester aligné avec les besoins métier. La règle du 3-2-1 et les restaurations testées, que nous détaillons dans notre guide dédié aux sauvegardes, en sont le socle.
Pour rendre l’ensemble cohérent, commencez par poser les questions suivantes :
Ensuite, structurez le dispositif :
Une société de services cloud a défini trois niveaux de criticité :
Cette classification a permis de concentrer les sauvegardes, les PRA et les ressources de récupération sur ce qui comptait réellement, plutôt que de chercher à tout couvrir au même niveau.
Nous proposons de :
Cette approche transforme SLO, PRA et sauvegardes en leviers de résilience opérationnelle, plutôt qu’en coûts isolés.
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