Rançongiciel : payer ou ne pas payer.
La question que tout dirigeant pose et que peu de ressources traitent franchement : cadre juridique français, ce que le paiement achète vraiment, et comment décider.
Résilience · Guide
Un lundi matin, un dirigeant allume son poste et découvre un écran noir : « Vos fichiers ont été chiffrés. Pour les récupérer, versez… ». En quelques heures, la comptabilité, les commandes, les dossiers clients sont devenus illisibles. La question qui décide de tout n'est pas « faut-il payer ? », mais « avons-nous une copie saine, ailleurs, que l'attaquant n'a pas pu toucher ? ». Si la réponse est oui, l'incident dure quelques heures. Si elle est non, il dure quelques semaines - parfois il ne se termine jamais.
Contre le rançongiciel, la meilleure assurance n'est ni l'antivirus, ni la cyberassurance : c'est une sauvegarde saine, isolée et testée. Et la recette tient en trois chiffres : 3-2-1.
Recommandée de longue date par l'ANSSI et Cybermalveillance.gouv.fr, elle se lit ainsi :
Le troisième point est vital, et c'est celui qu'on néglige le plus. Une sauvegarde branchée au réseau au moment de l'attaque, c'est un extincteur enfermé dans la pièce en feu : il existe, mais il brûle avec le reste. Un rançongiciel moderne ne se contente pas de chiffrer vos fichiers : dès qu'il obtient un compte à privilèges, il part chasser les sauvegardes accessibles pour les effacer, justement parce qu'il sait qu'elles sont votre seule porte de sortie. Seule une copie déconnectée (ou immuable, c'est-à-dire impossible à modifier) survit à coup sûr. C'est le coffre à la banque, pas le double de clés laissé sous le paillasson.
Sources : ANSSI / CERT-FR et Cybermalveillance.gouv.fr - voir les liens en bas d'article.
Voici la vérité qui dérange : la plupart des organisations qui se croient protégées échouent quand même le jour de l'incident. Pas parce qu'elles n'ont pas de sauvegardes, mais parce que ces sauvegardes ne valent rien au moment de restaurer. Les quatre échecs classiques :
C'est une hypothèse, une promesse non vérifiée. Tant que vous n'avez pas restauré pour de vrai, dans un environnement isolé, et constaté de vos yeux que les données remontent et sont exploitables, vous ne savez pas si votre filet existe. Le test de restauration se planifie - idéalement chaque trimestre. C'est la répétition avant le vrai incendie.
Deux questions, en langage clair, cadrent tout le dispositif :
Ces objectifs ne se fixent pas dans l'absolu, mais service par service. Une passerelle de paiement et un partage d'archives n'ont ni la même valeur ni la même urgence : l'une, arrêtée une heure, coûte une fortune ; l'autre peut attendre le lendemain. Prioriser, c'est mettre l'énergie là où l'interruption fait le plus mal.
La sauvegarde 3-2-1 n'est pas une formalité technique : c'est le curseur entre une crise de quelques heures et une paralysie de plusieurs semaines. Trois copies, deux supports, une hors ligne - et surtout des restaurations testées, parce qu'un parachute qu'on n'a jamais ouvert n'est qu'un sac sur le dos. C'est simple à énoncer, exigeant à tenir dans la durée, et c'est exactement le dispositif que nous aidons nos clients à mettre en place et à éprouver.
Kenawek évalue votre stratégie de sauvegarde, teste vos restaurations et vous aide à bâtir un plan de reprise réaliste. Parlons-en.
À lire aussi
La question que tout dirigeant pose et que peu de ressources traitent franchement : cadre juridique français, ce que le paiement achète vraiment, et comment décider.
Comment aligner SLO, PRA et sauvegardes sur les priorités métiers pour renforcer la résilience sans multiplier les coûts.
320+ collectivités touchées en 2026. Pourquoi elles sont ciblées et comment se défendre malgré des ressources limitées.